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Domothérapie et pollution de l'air intérieur

28/03/2022

Domothérapie et pollution de l'air intérieur

La qualité de notre air intérieur est primordiale puisque nous passons environ 80 % de notre temps dans des lieux fermés. Si l'air extérieur est pollué, l'air intérieur s'avère souvent de moins bonne qualité, c'est pourquoi la domothérapie s'intéresse à cette problématique cruciale.

Les Français passent en moyenne entre 20 et 22 heures sur 24 dans des lieux clos ou semi-clos, que ce soit dans leurs logements, au bureau, dans les écoles, les crèches ou encore dans les transports. Assurer une bonne qualité de l’air dans ces espaces de vie est donc primordial, d’autant plus que les sources de polluants y sont nombreuses.

 

Les conséquences sur la santé de la pollution de l'air intérieur


Selon une étude de l'ANSES d'avril 2014 intitulée "Étude exploratoire du coût socio-économique des polluants de l'air intérieur", la pollution de l'air intérieur entraînerait la mort de près de 20 000 Français par an : cancers du rein provoqués par l'inhalation de trichloréthylène, leucémies imputables à l'exposition au benzène, cancers du poumon liés au radon ou au tabagisme passif, intoxication au monoxyde de carbone, maladies cardiovasculaires provoquées par la respiration de particules, etc.

 

Une mauvaise qualité de l’air intérieur peut avoir des effets immédiats sur la santé tels que des maux de tête, des difficultés de concentration, de la fatigue, des nausées, des toux ou encore des irritations des yeux, du nez et de la gorge. Les conséquences à court terme peuvent être plus graves avec des troubles respiratoires, des crises d’asthme. Le monoxyde de carbone peut même provoquer l’asphyxie et le décès.

À long terme, la pollution de l’air intérieur peut provoquer des cancers, altérer la capacité respiratoire ou encore aggraver les maladies cardio-vasculaires. L’impact d’une mauvaise qualité de l’air intérieur varie selon les personnes exposées, les personnes âgées, les enfants ou encore les personnes souffrant de pathologies respiratoires étant plus touchées. 

 

La problématique de la qualité de l’air intérieur est d’autant plus cruciale que l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments conduit à un confinement de plus en plus important de ces derniers. En effet, l’isolation des logements sans la prise en compte d’un recyclage de l’air adéquat peut entrainer des problèmes non négligeables. 

 

Les polluants biologiques


Les agents infectieux (bactéries, virus, toxines) proviennent des êtres vivants, ou peuvent proliférer dans certains équipements mal entretenus (ventilation, etc.) La moisissure peut entraîner des infections. Les allergènes proviennent des animaux domestiques, plantes, moisissures, insectes et acariens.

 

 Les polluants chimiques

 

On en trouve très souvent dans l'air intérieur :

 

Le monoxyde de carbone (CO)

C'est un gaz incolore, inodore et mortel à forte concentration. Il se dégage des appareils de chauffage ou de production d'eau chaude à combustion lorsque ceux-ci sont vétustes ou mal réglés. Les symptômes de l'intoxication sont les suivants : maux de tête, vertiges, vision floue, nausées, faiblesses des jambes, somnolence, syncope...

 

Les composés organiques volatils ou COV (formaldéhyde, solvants organiques, éthers de glycol, hydrocarbures...)

On en trouve dans les bâtiments neufs ou récemment rénovés. Ils peuvent être dégagés par de nombreux matériaux : colles, peintures, produits de nettoyage, parfums chimiques, feutres, mais aussi matériaux dits « naturels » comme le bois traité. La plupart sont cancérigènes.

 

Le plomb

Il est présent dans les vieilles peintures et provoque des anémies et des atteintes irréversibles du système nerveux central.

 

Les phtalates

Il sont contenus dans le plastique, et entraînent des troubles de la reproduction.

 

Les particules et les fibres

 

La poussière contient des particules, les plus petites pouvant être inhalées. Elle contient également des fumées, de la suie, des pollens, des spores et des allergènes. Les fibres sont des particules émises par certains matériaux (cellulose, chanvre, sisal, amiante, laine de verre, roche...). Certaines activités comme le bricolage, la cuisine ou le ménage émettent des quantités importantes de particules et de fibres qui restent en suspension dans l'air.

L'amiante est tristement célèbre car très cancérigène.

 

Les gaz radioactifs

 

Le radon est un gaz radioactif naturel contenu dans le sol et la roche partout à travers le monde, à des concentrations variables qui dépendent de la nature du sol et du degré de confinement des lieux.

Il n'est pas perceptible (indolore, incolore) et néanmoins dangereux, en effet, le radon est un cancérigène pulmonaire certain pour l'homme. L'exposition au radon est un des facteurs de risque majeurs en santé environnementale et ce gaz est impliqué de manière significative dans la survenue d'une maladie particulièrement fréquente et grave : le cancer du poumon. En France, le radon domestique est la deuxième cause de mortalité par cancer du poumon après le tabagisme.

Il peut s'accumuler dans les pièces où le renouvellement de l'air est très faible (caves, etc.)

Ce risque concerne surtout les régions au sous-sol granitique ou volcanique (Bretagne, Massif Central, Corse).

 

 

L’humidité

 

Certes, l'humidité n'est pas directement polluante, mais elle favorise la prolifération des moisissures et des acariens. L'humidité entraîne également une dégradation des colles des panneaux de particules, ce qui dégage du formaldéhyde.

Selon l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI), 15 % des foyers présentent des contaminations fongiques visibles, des micro-organismes susceptibles d'induire diverses pathologies respiratoires comme les allergies, les infections ou les toxi-infections, chez les occupants.

 

Les différentes sources de pollution

 

-    Les matériaux de construction, les produits de décoration, le mobilier
-    Les activités humaines : bricolage, cuisine, tabagisme, bureautique, utilisation de produits d’entretien, de bougies, d’encens, de parfums d’intérieur, de pesticides, de cosmétiques ou encore de parfums
-    La présence d’animaux et de plantes à l’origine notamment d’allergènes et de pollens
-    Les appareils à combustion : chaudières, chauffe-eau, appareils de chauffage au bois
-    L’extérieur des bâtiments : air extérieur et sol

 

Comment améliorer la qualité de l'air intérieur ?

 

Face à cette multitude de polluants et de sources, quelques gestes peuvent contribuer à améliorer la qualité de l’air intérieur :

-    Aérer au moins 10 minutes par jour
-    Veiller au bon entretien et au bon réglage des systèmes de chauffage et d’aération
-    Privilégiez dès l'achat les produits qui contiennent le moins de polluants possibles. Certaines informations ont été mises en place pour vous aider, comme l’étiquette COV (obligatoire pour tous les produits vendus en France d'ici septembre 2013) qui signale le niveau d'émissions en composés organiques volatils, les écolabels et les pictogrammes, qui sont là pour vous signaler d'éventuels dangers (produit inflammable, toxique, etc.).

 

Timothée Morin