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Géobiologie et énergies artificielles

24/07/2022

Géobiologie et énergies artificielles

Cela vous est-il déjà arrivé dans un logement de vous réveiller fatigué tous les matins, ou d’avoir systématiquement du mal à vous endormir ? Et si ce logement était sous tension…littéralement ! La geobiologie s'intéresse aux énergies dites « artificielles », du fait de l'importance de leurs effets sur notre bien-être.

Qu’est-ce qu’un champ électromagnétique ?

 

C'est l’association d’un champ électrique, et d’un champ magnétique. Chaque fois que nous sommes en présence d’électricité, il y a un champ électrique, c’est-à-dire des rayonnements électriques générés par le déplacement d’électrons. Si ce champ est produit par un courant continu (tout ce qui fonctionne sur batterie ou pile), le champ est constant. S’il est généré par un courant alternatif (tout ce qui est branché sur une prise de courant), il est variable. C’est à ce champ électrique variable que nous sommes exposés, puisque le courant domestique que nous utilisons chez nous est un courant alternatif 50Hz. Dès qu’il y a un champ électrique, il y a automatiquement des ondes magnétiques. A quoi fait référence ce champ magnétique ? Vous en connaissez déjà des manifestations dans la vie quotidienne: l’aimant présent sur votre réfrigérateur créé un champ magnétique, l’aiguille de votre boussole montrant le Nord est attiré par le champ magnétiques terrestre.


Un courant électrique continu induit un champ magnétique constant, et un courant alternatif, un champ magnétique variable, dont l’intensité dépend de l’intensité du courant électrique. Tout comme le champ électrique, c’est ce champ magnétique variable qui impacte notre bien-être. Plus l’intensité du courant sera importante, plus celle du champ magnétique le sera à son tour. Contrairement au courant électrique, les champs magnétiques traversent la plupart des matériaux sans être atténués. Pour vous donner une idée, pour se préserver totalement d’un champ magnétique, il faudrait 70cm de plomb

 

Mesure des rayonnements électromagnétiques

 

L’unité de mesure du champ électrique est le volt par mètre, et celui du champ magnétique qui est le plus souvent utilisé est le microtesla. Il est important de regarder ces deux composantes magnétiques et électriques pour les ondes basses fréquences, qui sont celles qui sont issues du réseau domestique.
En revanche cette distinction n’est pas nécessaire pour ce qu’on appelle les hyperfréquences. Il faut savoir que les champs électromagnétiques sont classés en fonction de leurs fréquences, dont l’unité de base est le Hertz. Lorsque nous parlons d’hyperfréquences, ou d’ondes hautes fréquences, ce sont celles qui sont comprises entre 300 MHz et 300GHz. Cependant la plupart des sources d’hyperfréquences émettent dans la gamme de 900 à 2500 MHz. Pour ces ondes en pratique, le V/M est l’unité qui est classiquement utilisé. 

 

Quelles sont les sources d'émission des ondes hautes et basses fréquences ?

 

Les champs électromagnétiques basses fréquences sont émis à l’extérieur de chez vous par les lignes électriques aériennes, et chez vous par les réseaux de distribution à l’intérieur de l’habitat, par les fils électriques qui alimentent les prises de courant, et par tous les appareils électriques qui sont branchés dessus : les lampes, le lave-vaisselle, le grille-pain, la télé, l’ordinateur, le lave-linge, le frigo, le micro-onde, le four,... La liste est longue.

 

Les hyperfréquences concernent quant à elles tous les appareils connectés, qui émettent et reçoivent des informations. Ces ondes hautes fréquences sont donc utilisées par les téléphones portables, par les téléphones fixes sans fil, dont la base émet en continu, par les box wifi et les ordinateurs qui y sont connectés, et par l’ensemble des antennes relais qui sont nécessaires au fonctionnement du réseau, et qui sont implantées sur tout le territoire. Elles voient encore leur nombre croitre avec l’installation de la 5G. A savoir que les fours à micro-onde et les radars utilisent également des hyperfréquences.

 

Les normes liées aux champs électromagnétiques

 

Il existe des normes officielles à ne pas dépasser pour nous préserver de ces ondes. Cependant elles s'avèrent insuffisantes d’après le rapport BioInitiative de 2012, qui a étudié en profondeur cette question. Les normes basses fréquences recommandées par ce rapport sont de 10V/M (volts par mètre) pour le champ électrique, et de 0.2uT (microTelsa) pour le champ magnétique. Du fait de notre plus grande sensibilité aux champs électromagnétiques pendant notre sommeil, les recommandations des limites sont plus basses dans les chambres à coucher : 5V/M pour le champ électrique, et 0.05uT pour le champ magnétique.


En France, comme dans les plupart des pays, les normes officielles applicables sont données par le « Guide provisoire pour l’établissement de limites d’exposition aux CEM aux fréquences de 50/60Hz », publié par la commission internationale de protection contre les rayonnements non-ionisants. Ces valeurs limites ont été établies en fonction des effets immédiats que peuvent avoir sur l’être humain les courants induits dans l’organisme par les champs électriques ou magnétiques. Ces limites sont de 5000V/M pour le champ électrique, et 100uT pour le champ magnétique.
Autrement dit, ces normes officielles sont 1000 fois plus importantes que les recommandations du rapport BioInitiative pour le champ électrique, et 500 fois plus importante pour le champ magnétique. Seuls quelques pays européens prennent le seuil de 0.2 uT comme référence pour établir des normes, recommandations ou conseils.

 

Et pour les hyperfréquences alors ?
Et bien selon les normes officielles, les limites d’exposition sont de 41V/M pour la fréquence de 1800MHz, et de 58V/M pour la fréquence de 900MHz, là où le rapport BioInitiative recommande 0.6V/M à l’extérieur de chez soi, 0.5 V/M à l’intérieur, et 0.2V/M pour les chambres à coucher.
Les normes officielles, qui sont établies en fonction des effets thermiques uniquement, sont bien au-dessus de ces recommandations pour un habitat sain. 

 

Zoom sur les lignes enterrées

 

On pourrait penser que les lignes enterrées enlèvent le problème lié au champ électromagnétique. Elles suppriment en effet le champ électrique, mais pas magnétique. Il est amoindri du fait que les fils soient torsadés, mais il n’est pas du tout annulé. J’étais intervenu pour mesurer les perturbations artificielles chez un de mes clients, où il y avait un champ magnétique dépassant largement les normes du rapport BioInitiative dans une chambre à coucher. Celui-ci venait de lignes qui avaient été enterrées à environ 10 mètre de la maison. Le problème de l’enfouissement des lignes est qu’il rend la nuisance magnétique invisible aux yeux des nouveaux riverains, et en général les lignes sont très proches des habitations et peu profondes (environ 1m).

 

Zoom sur la mise à la terre


La fiche de terre de la prise de courant permet de connecter les appareils électriques à la terre. Elle est indispensable pour les appareils dont les carcasses métalliques doivent être reliées à la terre : les ordinateurs, les réfrigérateurs, les machines à laver,… La mise à la terre assure une fonction de sécurité par rapport aux risques d’électrocution en cas de défaut d’isolement et permet également de d’atténuer les champs électromagnétiques qui peuvent rayonner dans le bâtiment. Officiellement, la norme de la prise de terre doit être au maximum de 100ohms. Cependant plus elle sera basse, moins il y aura de perturbations électromagnétiques chez soi. Cette norme a été établie afin d'éviter les risques d’électrocution, mais nous recommandons en géobiologie un maximum de 50ohms, et idéalement inférieur à 30ohms. 

 

Quels sont les effets des rayonnements électromagnétiques ?

 

Nous avons vu que les ondes électromagnétiques étaient partout, nous parlons d’ailleurs d’électrosmog pour désigner ce bain d’ondes constant. De plus les normes officielles sont au-dessus des recommandations de certains scientifiques. Pourquoi de telles recommandations ?

 

Un principe de base est que le champ magnétique créer un échauffement cellulaire, du à l’agitation des molécules. C’est le même que dans un micro-onde : votre plat va se réchauffer par l’accélération du mouvement des molécules d’eau. Le champ magnétique peut ainsi avoir tendance à favoriser des inflammations, de la nervosité ou de l’agitation. Le champ électrique quant à lui crée un arrachement cellulaire, du à la collision des particules de matière. Il peut ainsi favoriser des dégénérescences et des malformations par la dégradation des cellules de notre corps. Les ondes électromagnétiques comportent ainsi des deux composantes. 

 

D’après le rapport BioInitiative, on observe fréquemment chez les personnes exposées aux champs électromagnétiques plusieurs troubles : des maux de tête, du stress, des troubles du sommeil, de la fatigue, une nervosité et une irritabilité, un affaiblissement des défenses immunitaires, des troubles de la concentration et de la mémoire, une augmentation des risques de cancer, une augmentation des risques de fausses couches,…

 

Parmi les études qui ont été réalisées sur les conséquences des champs électromagnétiques, l’étude Reflex de 2004 financée par l’UE montre que les champs électromagnétique générés par les téléphones portables provoquent des ruptures dans les brins d’ADN, ce qui augmente le risque de mutation génétique. Une autre étude Interphone de 2010 montrait une augmentation des risques de tumeurs après 10 ans d’utilisation du téléphone portable.

 

L'électro-hypersensibilité

 

On entend de plus en plus parler de personnes qui souffrent d’électrosensibilité, qui sont très perturbées par les champs électromagnétiques, même très faibles. L’électrohypersensibilité, ou syndrome d’intolérance au champ électromagnétique, est une sensibilité physiologique caractérisé par des symptômes dont l’apparition est directement liée à l’exposition aux champs électromagnétiques. Parmi ceux-ci, nous trouvons des maux de tête, des vertiges, des nausées, des sensations de chaleur, des brûlures, des picotements, des rougeurs de la peau, de la fatigue, des tensions musculaires, des douleurs au niveau des articulations, des bourdonnements d’oreille, des anomalies du rythme cardiaque, des problèmes d’équilibre, des difficultés de concentration ou encore des troubles du sommeil.

 

Timothée Morin