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La géobiologie comment ca marche

Symbolisme des lieux sacrés

06/10/2022

Symbolisme des lieux sacrés

La géobiologie sacrée s’intéresse aux énergies cosmiques et telluriques présentes dans les lieux sacrés, mais aussi à la puissance énergétique des symboles sacrés dans les différentes civilisations et spiritualités. Les lieux énergétiques peuvent autant être des cathédrales ou des églises, que des menhirs ou des dolmens, ou encore des temples ou autres édifices sacrés, qui sont tous pris en compte dans la geobiologie sacrée.

Dans les sites sacrés construits par les bâtisseurs, rien n’est laissé au hasard. Je vous transmets ici des clés pour pouvoir commencer à déchiffrer certains de ces mystères. Vous saurez faire le lien entre les symboles présents dans certains lieux sacrés, et les énergies qui ont été associées par les bâtisseurs initiés.

 

Quel est le lien entre la geobiologie et les sites sacrés ?

 

La géobiologie ne se limite pas à l’harmonisation des habitats, c’est l’étude des énergies telluriques et cosmiques d’un lieu. La géobiologie sacrée est donc l’étude des énergies des lieux hautement vibratoires. Elle est dite « sacrée » puisque les connaissances des diverses énergies invisibles ont été utilisées au fil de l’histoire et dans différentes civilisations pour élever spirituellement les êtres humains, pour favoriser une profonde connexion cosmique et tellurique vitalisante, et pour favoriser des états modifiés de conscience. Ce n’est pas un hasard si des cathédrales, églises ou chapelles ont été érigées à l’emplacement même où se trouvaient auparavant des menhirs et des dolmens, vénérés par les Celtes.

 

Comment les bâtisseurs initiés réussissaient à faire cela ? En créant des architectures harmonieuses qui canalisent et concentrent certaines énergies spécifiques, en créant un cheminement bien défini dans le site sacré, qui fait que nous passons d’une énergie à une autre dans un but bien précis, que nous voyons certains symboles qui portent une énergie définie, et qui parlent directement à notre inconscient. 


La géobiologie sacrée est vraiment la voie du cœur, plutôt que la voie de la raison. Quand nous visitons un site sacré, il ne faut pas nécessairement chercher à comprendre avec le mental, mais ressentir la puissance du lieu. Cependant le fait d'avoir certaines connaissances va aider à conscientiser pourquoi nous ressentons quelque chose de particulier.

 

L’énergie des veines d’eau souterraines

 

La construction d’un lieu de culte — qu’il s’agisse d’un dolmen, d’un temple gallo-romain ou d’une cathédrale gothique — peut être comparée à celle d’un instrument de musique. Le monument doit être mis en vibration par les rayonnements de l’eau souterraine au-dessus de laquelle il est situé, et avec laquelle il résonnera en permanence.
Les énergies des cours d’eau souterrains ont donc été utilisées et maitrisés par les bâtisseurs dans les lieux sacrés. Ces rayonnements sont émis par le frottement de l’eau des veines d’eau souterraines contre les parois rocheuses, qui se situent en profondeur sous le site. Ils arrivent jusqu’à la surface et font vibrer les pierres du monument. 
La construction est réalisée dans le but d’optimiser cette vibration. Chaque pierre est choisie, orientée et positionnée de façon à amplifier le phénomène, et à vibrer positivement. L’ensemble de la construction est faite pour canaliser les rayonnements de l’eau. 
Par contre, si votre maison est placée au-dessus de sources souterraine, alors cela pourra être perturbant pour vous, notamment si les rayonnements sont intenses et localisés, notamment à l’emplacement des lits.

 

Selon les époques et les continents ces énergies prenaient diverses appellations ou représentations, comme : 


Les Vouivres :
C’est un animal mythologique dont l’origine remontait aux Celtes. Elles sont représentées sous la forme d’un serpent ou dragon, et symbolisent l’énergie émanant de la Terre.  Attention cependant, les Vouivres ailées représentent les forces cosmiques.

 

Les Dragons : 
C’est un Animal symbolique que vous connaissez, très souvent sculpté sur les poutres des chapelles ou des églises, afin de désigner le positionnement des veines d’eau.

 

Les Sirènes : 
Si la Sirène tient sa queue dans sa main, cela signifie que le bâtisseur a maitrisé les effluves telluriques par son savoir.

 

L’Escargot , ou encore d’autres animaux comme les batraciens, peuvent également signifier que le site a été construit sur de l’eau souterraine.

 

Vous l’aurez compris, les rayonnements des veines d’eau ont une importance capitale pour l’implantation d’un site sacré. Leur action est d’ordre énergétique. Une pierre qui est « vibrée » positivement par l’eau et mise dans l’axe du soleil va rayonner une énergie naturelle favorable aux organismes vivants. Elle optimise l’énergie des personnes qui se trouvent à l’intérieur du monument, là où l’intensité est la plus élevée, et favorise l’accès à une compréhension supérieure qui n’est plus intellectuelle. Cet éveil subtil, spirituel qui est recherché, pourrait être comparé à l’inspiration de l’artiste. Dans certains lieux, cette action bénéfique est réputée si puissante qu’elle pourrait aboutir à une guérison physique, c’est pourquoi on parle de fontaines miraculeuses ou encore de pierres guérisseuses. 

 

Les menhirs, dolmens, chapelles, ou encore cathédrales sont autant d’antennes, plus ou moins puissantes, pour capter les ondes naturelles et les condenser sur place. 

Un dernier point intéressant sur l’utilisation des cours d’eau souterrains : les édifices sacrés sont bâtis sur de hauts lieux cosmo-telluriques, dans lesquels l’emplacement de l’autel est crucial. En effet, tout le lieu sacré était ensuite dessiné autour de celui-ci. Pour déterminer sa place dans la plupart des lieux de culte, les bâtisseurs recherchaient un croisement de cours d’eau en sous-sol, et en surface le réseau « solaire ». L’objectif était d’exploiter la rencontre d’une énergie montante de la Terre et d’une énergie cosmique descendante.

 

Le symbolisme des croix

 

La croix a été de tout temps un symbole fondamental. Elle n’est pas, comme nous pourrions le croire, une invention des chrétiens désireux de se rappeler la mort de Jésus. Son utilisation est attestée dès la plus haute antiquité. On la trouvait dans l’Egypte ancienne sous la forme de la croix ansée ou la croix de vie. Elle était un symbole de la vie.
Les Anciens aimaient dessiner une croix faite des deux mots grecs qui signifie « lumière » et « vie » : phos et zoè.


La croix est également le symbole de l’orientation totale : dans le temps (que deviendrait un arbre qui voudrait ignorer ses racines ?), dans l’espace et en nous-même. La croix organise l’horizontal avec les quatre points cardinaux, elle réunit l’horizontal et le vertical. La place de l’homme est au centre à la croisée de forces divergentes qui sont sa croix. Ces énergies contraires sont signifiées par le haut et le bas, l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud.

 

Le symbolisme des chiffres

 

Le Quadrivium désigne les 4 disciplines dont l’ensemble constitue les sciences mathématiques : arithmétiques, géométrie, musique et astronomie. Elles font partie de ce qu’on appelait les « sept arts libéraux » ou encore les « sept voies de la connaissance », les trois autres disciplines étant la grammaire, la rhétorique et la dialectique qui forment le Trivium. Pour un grand nombre de nos contemporains, ces mots de Trivium et Quadrivium ne veulent plus rien dire, mais pourtant leurs connaissances étaient très utilisées par les bâtisseurs.

 

L’arithmétique est traditionnellement le premier livre du Quadrivium, dans lequel est intégré la signification symbolique des chiffres. En effet, les nombres n’ont pas toujours été qu’une simple indication quantitative comme ils paraissent l’être aujourd’hui. Si nous remontons aux origines lointaines de la pensée occidentale, il semble bien que le nombre fut d’abord perçu comme porteur d’une détermination qualitative. 

 

Le 1 est l’origine, la source, le principe : « Tout l’univers est contenu dans l’Unité »
Il est symbolisé par un point, souvent représenté à l’intérieur d’un cercle. Imaginez une pierre qui tombe sur la surface calme d’un lac. Des ondes concentriques se forment et se répercutent jusqu’au bord de la rive. Tout est parti du point-centre où s’était concentrée l’énergie provoquée par la chute de la pierre : le point-centre est l’origine de tout.

 

Le 2 symbolise soit la séparation, soit la rencontre
Il est le nombre de l’union, de la coopération, mais peut également devenir emblème de la scission et de la rupture. La dualité est une des choses les plus difficiles à gérer car le 2 est chargé de toute l’ambiguïté de nos vies où nous sommes tour à tour rassembleurs ou diviseurs. Toutes les traditions philosophiques ou religieuses nous apprennent que l’homme sage ne doit pas se laisser entraîner par le "diabole" (le diable, facteur de division) mais guider par le "symbole" (conciliateur et garant de la communion), l’un pouvant être le germe d’une évolution créatrice, et l’autre d’une involution désastreuse.
En architecture, le 2 est souvent rappelé par les 2 colonnes que l’on retrouve à l’entrée des temples et des églises.

 

Le 3 est le symbole de l’esprit
Il représente l’harmonie retrouvée quand l’opposition thèse-antithèse parvient à se résoudre dans la synthèse. 
Pour les chinois, le 3 symbolise l’harmonie de la vie, et le mouvement. Le Yin et le Yang sont des forces qui s’opposent et s’attirent sans s’annuler, et qui donnent naissance à l’harmonie lorsque les deux s’équilibrent. 

 

Le 4 est le nombre de la matière
Cette conviction que le 4 est le chiffre du terrestre, du créé, se retrouve dans tous les courants de pensée, de l’Orient à l’Occident, et dans toutes les civilisations amérindiennes. 
Le 4 évoque la Terre avec ses 4 points cardinaux, avec les 4 éléments qui la composent (terre, feu, air, eau), avec les 4 saisons (division de l’année suivant les solstices et les équinoxes),…

 

Le 5 est le nombre de la vie même
Les alchimistes parlent de quintessence : la cinquième essence, l’éther, ou encore appelé Qi, prana ou mana dans d’autres cultures. C’est l’énergie vitale. Le 5 marie le principe masculin et féminin, en tant que deux et trois dans certaines cultures, ou trois et deux dans d’autres, étant de ce fait le nombre universel de la reproduction et de la vie biologique. 
Pour certains auteurs, c’est également le chiffre de l’être humain.
On le retrouve en architecture à travers le symbole de l’étoile à cinq branches. 

 

Le symbolisme des formes

 

La géométrie est le second livre du Quadrivium. Il comprend l’ensemble des savoirs ayant trait à l’étude des figures tracées dans le plan et l’espace. 

 

Du Point au Cercle
Comme le chiffre 1, le point-centre marque l’origine, le lieu où toute l’énergie est concentrée et d’où elle va se diffuser à l’entour. On peut comparer le point à la petite graine qui porte en elle l’espérance d’un arbre majestueux. En explosant, le point-centre engendre le cercle, ligne sans commencement ni fin, qui va symboliser l’éternité, l’infini, le ciel. A noter que le cercle primordial est souvent représenté au Moyen-Âge sous la forme d’un labyrinthe… qui permet d’inclure le cheminement en spirale de la voie initiatique. 

Lorsqu’on est dans un lieu sacré, il est important d’être attentif au moindre signe, fut-ce un point inscrit par le bâtisseur dans l’architecture du lieu. Mais comme le point risque de passer inaperçu, les bâtisseurs ont souvent utilisé un autre symbole géométrique : l’ovale. Il exprime la même idée, à savoir l’origine et la concentration d’énergie, car l’œuf contient la promesse d’une nouvelle vie.

 

Le Triangle
Le triangle est le premier des polygones. Les triangles sont innombrables, réguliers ou irréguliers. 
Les trois les plus fréquemment utilisés par les bâtisseurs sont le « delta lumineux », le « triangle sacré » et le « triangle lumineux ».
Le delta lumineux est le triangle équilatéral (3 côtés égaux), symbole de la perfection et de la divinité. Il symbolise la Trinité.
Le triangle sacré est le triangle rectangle dont les trois côtés font respectivement 3, 4 et 5 (donc une série arithmétique). Ce triangle symbolise pour les Grecs l’être humain ou la quintessence de l’esprit et de la matière, à travers la combinaison de l’esprit (3) et de la matière (4) qui produise l’hypoténuse (5).
Le triangle lumineux est le triangle isocèle formé de deux triangles sacrés associés. Il peut symboliser l’être humain dans sa dualité masculine et féminine (double triangle sacré).

 

Le Carré
Le carré avec ses 4 côtés comme 4 murs solides est tout indiqué pour représenter l’univers créé, la stabilité, la terre (comme le nombre 4).

 

Le symbolisme de l’ombre et de la lumière

 

Le quatrième livre du quadrivium est l’astronomie, la science qui étudie la position et le mouvement des astres. Le premier mot qui fut employé pour dire l’Ineffable fut « Dies » qui signifie la « lumière du jour ». Ca nous a donné Dieu en français, Deus en latin, Theos en grec,… Les jeux d’ombre et de lumière inventés par les bâtisseurs donnent vie à l’espace des lieux sacrés. Ils organisaient l’espace par rapport au temps, c’est pourquoi on parle souvent d’un temple ou d’une chapelle « orientée ».
En effet, la lumière sans cesse changeante doit pouvoir pénétrer à l’intérieur de l’édifice selon un calendrier bien défini, et propre à chaque lieu sacré. Les êtres humains d’autrefois comprenaient la relation intime entre l’astronomie et l’organisation du temps et de l’espace : ils devaient compter avec la lumière du Soleil, de la Lune et des étoiles pour se repérer.


Vous pouvez voir à certaines dates précises, comme des solstices ou des équinoxes, certaines formes se dessiner à l’intérieur d’un édifice, où la mise en lumière d’un aspect particulier dans le lieu sacré, lorsque la lumière passe par un point précis de l’architecture. Lumière et ténèbres ne sont pas deux éléments contradictoires et concurrents. Ils ne se combattent pas car la lumière est déjà présente au sein des ténèbres comme une énergie qui n’est pas encore manifestée.


«  Le lumineux et l’obscur sont les deux forces primordiales : elles ne sont jamais immobiles, la raison en est qu’entre ces deux forces premières, existe un état de tension sans cesse renouvelé qui les tient en mouvement et les pousse à s’unir, et par la suite, elles s’engendrent sans cesse à nouveau » (Yi King, R. Wilhelm).

 

On l’a vu précédemment, dans les constructions, les pierres sont placées au- dessus de l’eau souterraine, mais elles doivent également être orientées par rapport au soleil. Cette complémentarité indispensable a toujours été respectée. De la rencontre des rayonnements de l’eau et de ceux du soleil, naît une énergie très positive par complémentarité. L’entrée d’un dolmen est en général orientée à l’est, au soleil levant. Elle peut faire face au nord- est, ce qui correspond au lever du soleil le jour du solstice d’été le 21 juin, à l’est, à l’équinoxe d’automne (le 22 septembre) ou du printemps (le 20 mars), ou encore au sud- est, c’est- à- dire au lever du soleil le jour du solstice d’hiver (le 21 décembre). D’autres orientations sont possibles entre ces dates clés, mais dans la plupart des cas elles sont toujours situées entre le 21 juin et le 21 décembre. Le choix de l’orientation est déterminé en partie par la veine d’eau qui coule sous le site. L’entrée est placée de sorte qu’à un moment de l’année les rayons du soleil pénètrent à l’intérieur du mégalithe, en rasant le sol.

 

Les rayonnements de l’eau, canalisés avec précision par les pierres, doivent coïncider avec ceux du soleil. Ce jour précis, l’intensité énergétique est maximale. Les Celtes ont perpétué des rites à ce moment unique de l’année où des prières et des initiations étaient très certainement pratiquées et des guérisons espérées.
Les chapelles, les églises et les cathédrales qui ont succédé aux dolmens sont orientées au soleil pour la même raison. Le lever du soleil est dans l’axe du chœur, faisant face aux personnes qui entrent dans le monument.

C’est pour ces raisons profondes et en connaissance de cause que les bâtisseurs des temples anciens puis ceux des églises et cathédrales ont toujours respecté et utilisé les lois de la lumière et des ombres. Ils ont ainsi concentré en les lieux une énorme puissance énergétique qui permet aux usagers de ces lieux de se recréer physiquement et spirituellement.

 

En résumé

 

La destination d’un lieu sacré est d’accueillir le pèlerin dans un environnement lui permettant d’accéder à un état de conscience propice à l’entendement d’une démarche, d’une pensée ou d’une parole spirituelle. Cette ambiance « vibratoire » est créée par les représentations, les symboles, les sculptures visibles sur place, mais aussi par des rayonnements naturels présents dans le lieu.

 

Les alignements de Carnac, le temple préhistorique de Stonehenge en Grande-Bretagne, les cathédrales de Chartres et de Reims, sont orientés au lever du soleil du solstice d’été. L’exceptionnel site mégalithique de Newgrange (datant de 3200 avant J.-C.), au nord de Dublin, en Irlande, est dans l’axe solaire du solstice d’hiver. Ce jour précis, les rayons du soleil pénètrent à l’intérieur du cairn de Newgrange par une ouverture située au-dessus du linteau d’entrée, ils suivent un couloir d’accès d’environ neuf mètres de long pour arriver dans une salle et éclairer un symbole gravé sur la pierre, un triskell.


Le triskell est constitué de trois spirales, qui symbolise l’eau, la terre et le feu, qui sont les clés de la construction d’un site sacré : l’eau souterraine qui coule sous le site, la terre sur laquelle est édifié le monument, et le feu du soleil. A noter que la salle intérieure du monument et son couloir forment une croix…

 

Aussi les lieux sacrés nous transmettent une information synthétique sur les structures cachées des mondes et sur les Nombres qui les créent en permanence. Et cet enseignement est offert à tous les regards par les divers monuments qu’ont construits les bâtisseurs en respectant une tradition symbolique.

 

Timothée Morin